« Les Petits princes »: la passion du foot à hauteur de joueur

Posted on 2 juillet 2013

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Jeune prodige du football, Jean-Baptiste réalise son rêve: intégrer le centre de formation où évoluent les plus grands espoirs du ballon rond mais il doit cacher un secret inavouable, son anomalie cardiaque.

Vianney Lebasque signe avec « Les Petits princes », en salles mercredi, son premier long-métrage. Il y raconte l’itinéraire de cet adolescent de 16 ans, « JB ».

« Nous avons tenté d’être le plus réaliste possible en peignant le quotidien de ces jeunes pousses dont une infime minorité aura la chance de côtoyer le monde professionnel. Et montrer que ce qu’on n’arrive pas à exprimer en groupe, on le réalise sur le terrain et inversement », précise le réalisateur.

Le film permet ainsi de pénétrer dans cet univers méconnu du public, traversé par des rivalités, l’esprit de compétition et une quête de l’estime de soi.

Fils d’agriculteur au caractère taciturne, « JB », interprété par Paul Bartel, révélé en 2011 dans « Les Géants », réussit habilement à cacher son secret et parvient, malgré son physique frêle, et grâce à des séances d’entraînements intenses, à s’imposer comme une étoile montante du football et à intégrer une équipe professionnelle.

« Pour réaliser ton rêve, il faut pouvoir tout sacrifier », le prévient l’un de ses entraîneurs, Réza, joué par Réda Kateb (« Qu’un seul tienne et les autres suivront », « Zero Dark Thirty »). Ce que fera JB. La fin du film, relativement ouverte, permet au spectateur de tirer ses propres conclusions.

Le spectateur, ce 12e homme

Eddy Mitchell incarne formidablement le rôle de l’entraîneur principal, bourru mais juste. « Il représente avec Réza la France d’hier qui côtoie, au quotidien, la France d’aujourd’hui, métissée, issue de la diversité. Les frontières sociales et générationnelles disparaissent grâce au sport », souligne le réalisateur.

En restituant au plus près la beauté du geste, Vianney Lebasque réussit à filmer le football sans fioritures ni doublages. Aucun des acteurs n’est footballeur et tous ont dû suivre un entraînement spécifique pour répéter certains gestes techniques souvent compliqués à réaliser.

La caméra placée à hauteur de joueur, souvent juste derrière, donne au spectateur l’impression d’incarner le douzième homme et de vivre au plus près de ces jeunes.

La Fédération française de football (FFF) a apporté son soutien au long-métrage, « esthétiquement et techniquement très réussi ». « Nous pensons qu’il peut plaire à de nombreux jeunes fans de football car il reflète bien la vie des adolescents pour qui ce sport prend une grande place », explique Julien Poinsot, responsable merchandising à la FFF.

« Nous nous sommes juste permis une légère liberté fictionnelle avec le secret de JB. Dans la réalité, il n’est pas possible de passer entre les gouttes des médecins sportifs en falsifiant de la sorte ses documents médicaux », assure le réalisateur de ce film rafraîchissant.

David COURBET – AFP – 22 juin 2013

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Posted in: AFP, Culture, Sport