Foot à cinq : les terrains de la reconversion

Posted on 20 mai 2013

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A l’image de l’ex-international Jean-Alain Boumsong qui a inauguré son complexe « Elite 5 Soccer » mi-avril à Nanterre, de plus en plus de joueurs professionnels encore en activité ou à la retraite se lancent dans le business du football à cinq.

Encore joueur en Grèce au Panathinaïkos, l’ancien défenseur lyonnais, aujourd’hui âgé de 33 ans, pense à ses arrières et a, comme d’autres avant lui, choisi de se reconvertir dans un domaine qu’il connaît bien mais où il faut tout de même « être bien accompagné » prévient-il.

En juin 2011, Zinédine Zidane a permis, en ouvrant le complexe « Z5 » à Aix-en-Provence, d’attirer l’attention des médias, et avec eux des investisseurs, sur le développement grandissant de ce concept de centres de loisirs sportifs dérivés du football à onze.

Mais d’autres anciennes gloires se sont lancées avant lui sur ce marché très lucratif estimé à 100 millions d’euros: Fabien Barthez et Dominique Casagrande se sont associés en 2007 pour monter un complexe dans la banlieue lyonnaise. Nicolas Dieuze a fait de même à Toulouse, Christophe Pignol près de Marseille, Franck Jurietti à Bordeaux, Eric Cantona à Nantes ou encore Luis Fernandez à Bobigny.

Des joueurs toujours en activité leur ont emboîté le pas à l’instar du Rennais Alou Diarra, qui a inauguré le « Teams5 » de Roissy (95) ou d’Anthony Le Tallec (Valenciennes) qui prête son image à « L’Arena Five » du Havre.

La qualité avant tout

Cependant, tous ne s’y investissent pas de la même façon. Jean-Alain Boumsong, directeur général du complexe de Nanterre, prévient que « ce ne sera pas un travail à temps plein » car il « compte continuer à s’investir dans d’autres secteurs en lien avec le football comme entraîneur, consultant ». D’autres, comme l’ancien gardien lillois Grégory Wimbée, qui a inauguré « Le Five » en février dans la banlieue lilloise, compte, « d’ici 2 à 3 ans », en faire son activité principale, affirmant y « travailler déjà 12 à 14h par jour ».

S’il admet que son image permet de donner au centre une attention particulière, il estime « que s’il y a une certaine curiosité au départ, celle-ci risque de s’effacer sur le long terme car les plus jeunes ne me connaîtront plus ». Et elle risque de « disparaître complètement si les terrains et l’accueil deviennent de mauvaise qualité ».

C’est d’ailleurs sur le terrain de la qualité et des prestations de confort que veulent avant tout se démarquer ces nouveaux investisseurs. « Zidane est une marque à lui tout seul, donc il ne va pas s’investir dans un projet en négligeant la qualité de la marque qu’il est », prévient Boumsong, lui aussi désireux de marcher dans les pas de ZZ.

David COURBET – AFP – 25 avril 2013

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Posted in: AFP, Economie, Société, Sport