Apport lumineux et buses, ingrédients d’une pelouse parfaite au Parc des princes

Posted on 11 avril 2013

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Pour devenir un club de renommée mondiale et offrir le meilleur spectacle, le Paris SG soigne particulièrement la pelouse du Parc des Princes où il affronte Barcelone mardi grâce à des technologies dernier cri et des méthodes plus traditionnelles.

Le Parc des princes s’est ainsi doté en novembre 2012 d’un système technologique « d’apport lumineux » offrant « une qualité optimale de l’herbe » explique Arnaud Lescuyer, directeur technique de l’enceinte parisienne.

« Notre tâche a grandement été facilitée depuis l’investissement dans le système de Stadium Grow Lighting (SGL), et on voit aujourd’hui les améliorations très rapides qui nous permettent d’avoir une qualité optimale de l’herbe », se félicite-t-il.

Le système, inventé par un horticulteur hollandais, permet, par l’entremise de spots lumineux, de générer artificiellement la photosynthèse de l’herbe et recueille des données aussi variées que le degré d’humidité, d’oxygénation ou de température du gazon, utiles aux jardiniers pour entretenir au mieux le terrain.

L’entreprise travaille avec plus de 100 stades à travers le monde, aussi prestigieux que le Camp Nou, l’Allianz Arena ou Old Trafford.

Le Parc, qui a déboursé plus de 200.000 euros pour ce projet auxquels s’ajoutent des frais annuels d’entretien et de maintenance d’environ 6.000 euros, a aussi installé de manière complémentaire un système de chauffage sous le gazon.

Chasse aux pigeons

Ainsi, pour la première année, le Paris SG n’a pas effectué de replaquage de sa pelouse en mars: « C’est un investissement que nous mettrons 8 à 10 ans à amortir, prévient M. Lescuyer, mais ici le renouvellement complet de la pelouse ne se fait plus que tous les 4-5 ans contre annuellement et 150.000 euros auparavant. Et pour un résultat qui en plus n’était pas totalement satisfaisant ».

Mais le PSG pense à tout. Face au pullulement de pigeons qui viennent picorer les graines fraîchement semées par les jardiniers pour reconstruire le couvert végétal, le stade fait appel depuis début mars aux services d’un fauconnier.

« Mon but est d’effrayer ces volatiles afin qu’ils changent leurs habitudes et empêcher qu’ils reviennent. Certains sont là depuis longtemps, il faut alors également enlever leurs nids », explique le fauconnier Cyril Thévenin.

Il se rend ainsi deux fois par semaine au stade de la porte de Saint-Cloud en compagnie de Bella et Rocco, ses deux buses de Harris, espèce réputée pour ses facultés d’adaptation et pouvant notamment évoluer dans un environnement urbain.

« Les résultats sont déjà probants car on remarque qu’il y a moins de pigeons qui viennent et ils sont désormais plus craintifs », ajoute-t-il.

David COURBET – AFP – 1er avril 2013

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Posted in: AFP, Economie, Sport