RENCONTRE – Sophie Ferrand Hazard, directrice de la Chambre de Commerce française

Posted on 20 novembre 2011

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Sophie Ferrand Hazard, directrice de la Chambre de Commerce française de Johannesbourg, a reçu le Petitjournal.com pour expliquer le fonctionnement de l’établissement et faire le point sur la place des entreprises françaises dans le paysage Sud Africain. Entretien.

Présentation de Sophie Ferrand Hazard


LePetitJournal.com : Pouvez vous expliquer aux lecteurs du PetitJournal.com ce qu’est la chambre de Commerce et quel est son rôle ?

 Sophie Ferrand Hazard : La Chambre de Commerce est une association de droit sud africain. Nous existons par le financement des cotisations des membres et grâce aux événements que nous organisons. C’est un club d’affaires qui permet de mettre en relation les entreprises françaises et sud africaines. Actuellement, il existe environ 200 membres de la chambre de commerce. Nous sommes aussi le relais des entreprises sud africaines qui voudraient se rendre en France. Etre membre de la chambre, c’est soutenir une institution qui va promouvoir les entreprises françaises et créer des opportunités de rencontre. Nous ne recevons aucune subvention de la part du gouvernement français, nous ne sommes pas dépendants de l’ambassade et nous existons juste parce que les entreprises ici pensent qu’il est important que nous existions.

Comment fonctionne de la Chambre de Commerce et comment en devient on membre ?

 Il existe différents barèmes selon la taille de l’entreprise, pouvant aller de 3.000 à 22.000R, et aussi des différences selon la visibilité que l’entreprise veut se donner. Mais la Chambre de Commerce, ce n’est pas seulement cela : nous avons des petites PME que nous mettons en relation avec d’autres entreprises sud africaines lorsqu’elles recherchent un distributeur ou un fournisseur. Nous travaillons également avec l’Ambassade de France, avec les conseillers du commerce extérieur. C’est le conseil d’administration de la Chambre qui est l’organe dirigeant et qui donne les lignes d’action, qui approuve les projets. Ce sont souvent des représentants des sociétés françaises ou des sud africains travaillant pour des entreprises françaises qui font partie de ce conseil.

Quel est votre objectif pour renforcer les échanges commerciaux entre notre pays et l’Afrique du Sud ?

Le challenge est d’encourager la promotion des petites et moyennes entreprises. Nous sommes très loin derrière les Allemands qui exportent très facilement et prennent des risques. Les Français sont plus frileux et préfèrent travailler avec l’Europe. Pour les inciter à venir en Afrique du Sud, je me rends dans les Chambres de Commerce des régions françaises lors des «journées pays » pour faire un panorama de l’Afrique du Sud et exposer les opportunités du marché, comme avec la Coupe du Monde par exemple.

Peut on dire que les entreprises françaises sont bien implantées en Afrique du Sud ?

 Aujourd’hui nous dénombrons environ 180 entreprises françaises en Afrique du Sud, mais comparativement à la Chine ou l’Inde, la France reste en retrait. Les entreprises françaises méconnaissent en général l’Afrique du Sud car il ne s’agit pas de l’Afrique francophone : ce pays s’est développé d’une façon incroyable et a un potentiel énorme. C’est pour ça que notre rôle est de les informer, et de les encourager à venir, puis de les assister pour développer des partenariats.

Et l’avenir ?

J’ai vécu 18 ans en Afrique, je suis enfant d’expatriés, et cela fait 12 ans que je suis en Afrique du Sud. C’est un continent sur lequel je me sens bien, un continent très dynamique où l’histoire est en train de se construire et à laquelle nous voulons participer.

Propos recueillis par David Courbet et Alexandre Capron – lepetitjournal.com/johannesbourg.html – mercredi 14 octobre 2009

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